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| La politique par les jeux de rôle |
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| Politique - Textes | ||||||||||
| Dimanche, 06 Mars 2011 22:31 | ||||||||||
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Et si la distinction Gauche-Droite ne suffisait pas à définir clairement les positionnements politiques ? Et s’il existait un système de classement des idées plus proche de la réalité, qui permettrait de rendre compte de toutes les confusions, revirements, querelles et connexions étranges entre les différentes idéologies ? Et si… ce système de classement, on le trouvait déjà décrit… Dans un jeu de rôle ? Pourquoi le clivage Gauche-Droite ne suffit pasPour commencer, soyons clairs : le clivage Gauche-Droite n’est ni dépassé, ni inutile, ni absurde. Il suffit de comprendre la définition de ces mots pour voir leur utilité et leur actualité. Comme j’ai tenté de le démontrer dans un texte précédent, on peut clarifier en bonne partie le champ politique et l’histoire des idées en utilisant ces définitions :
Oui mais voilà, si cette définition permet de dire si une idéologie est de Gauche ou de Droite, elle ne décrit pas le contenu de ces idéologies. A contrario, dire qu’une idéologie est de Droite, c’est dire que le modèle de société qu’elle défend est soit le système dominant actuellement en vigueur, soit un système passé qu’elle idéalise et auquel elle souhaite revenir. Là encore, au fur et à mesure des évolutions du monde, le nombre et la diversité des systèmes existants ou ayant existé grossit de plus en plus ! Du coup, beaucoup de gens tentent depuis toujours de donner un contenu plus précis aux termes « Gauche » et « Droite » pour essayer de décrire le contenu de ces idéologies… Et c’est là que ça bloque, puisqu’on arrive à des définitions absurdes ou très provisoires qui n’aident pas vraiment à s’y retrouver et à crédibiliser le clivage Gauche-Droite. D’abord, de nombreuses idéologies au cours du temps sont passées de Gauche à Droite, sans pour autant que leur contenu en soit vraiment changé. Le libéralisme, le radicalisme, la démocratie chrétienne (mais aussi d’après moi la social-démocratie) ont été des idéologies classées à Gauche (voire à l’extrême-Gauche) avant de passer à Droite. En effet une fois qu’une idéologie est arrivée au pouvoir et crée sa société idéale, elle devient forcément conservatrice puisqu’elle souhaite défendre son modèle contre ceux qui voudraient aller plus loin dans le changement. Par conséquent si l’on considère, par exemple, que la Gauche se définit par l’opposition à la royauté, on a raison jusqu’au début du XXème siècle, mais on a tort depuis que le radicalisme est passé à Droite et a convertit une partie des libéraux à la république. Depuis cette époque, la République, si elle est une revendication partagée par presque l’ensemble de la Gauche, est aussi partagée par une partie de la Droite. On ne peut donc plus considérer cette idée comme définissant la Gauche. De même pour l’abolition des privilèges de naissance, la laïcité, les droits de l’homme, voire certains services publics ou une partie de la sécurité sociale (pour les gaullistes sociaux par exemple)… les exemples sont légion. D’autre part, au sein de la Gauche, comme au sein de la Droite, il est bien difficile de trouver une idée faisant l’unanimité, vu la multiplicité des idéologies au sein de ces deux familles. Par exemple à Gauche comme à Droite, on trouve des partisans d’un Etat central plutôt fort (communistes ou sociaux-démocrates à Gauche, fascistes, conservateurs ou gaullistes à Droite) et des partisans d’un Etat central plutôt faible ou inexistant (anarchistes ou écologistes à Gauche, libéraux, ou démocrates chrétiens à Droite). De même pour la démocratie, la liberté individuelle, l’immigration, le patriotisme… les exemples sont là aussi nombreux. Malgré le fait que le clivage Gauche-Droite ait un sens précis et utile, il est donc vain de tenter de lui donner un contenu idéologique précis au-delà de la volonté ou non d’inventer un monde nouveau. Serait-il possible de trouver une méthode de classement des idéologies plus pertinentes pour ce qui est du contenu ? Quels critères ?Le problème vient en fait de la tentative de classer les idéologies sur une seule ligne allant de l’extrême-gauche à l’extrême droite. Habituellement on prend (sans le dire clairement) comme critère principal la revendication de l’égalité (des droits et/ou des biens), vaguement précisée par la radicalité (des idées et/ou des moyens), ce qui donne quelque chose comme ça1 : J’utilise dans ce graphique les termes Droite et Gauche dans leur sens (flou) habituel qu’on gagnerait à remplacer par « solidarité » et « égoïsme » pour clarifier les choses. Quant à la ligne de démarcation entre Droite et Gauche selon mon critère (volonté de changer le monde), elle était située juste à gauche du royalisme en 1789 pour se déplacer au fil du temps vers la Gauche, arrivant désormais à mon avis quelque part entre l’écologisme et la social-démocratie. Alors bien évidemment, beaucoup contesteront ce classement, surement parce qu’ils choisissent des critères différents. Le plus flagrant, c’est quand on prend comme critère l’opposition liberté individuelle/autorité. Voilà ce que ça pourrait donner : Là encore, je m’attends forcément à des hurlements, sachez d’une part que je ne prétends pas que mon classement soit objectif ni exempt d’erreurs, j’avoue même avoir du choisir un peu au hasard entre certaines idéologies qui ont une position à peu près identique sur le sujet. Mais essayez de faire vous-même le classement : même si vous obtenez une ligne différente, il y a des chances qu’elle ne corresponde pas du tout au classement « Gauche-Droite » habituel. Enfin s’il y a bien une idéologie difficile à placer sur ces deux lignes, c’est l’écologisme2, puisque celle-ci est apparue récemment, en opposition complète face à une idée qui faisait presque l’unanimité jusqu’alors dans le champ politique : le productivisme3. Du strict point de vue de l’adhésion ou non au productivisme on pourrait encore obtenir un classement différent, du genre : Bien sur, on pourrait multiplier les critères de classement, mais il me semble que ce sont fondamentalement ces deux ou trois critères qui sont les plus importants étant donné que ce sont ceux qui donnent les classements les plus différents les uns des autres, et qui nécessitent donc un nouveau modèle pour être compris, puisqu’ils ne se superposent absolument pas. Donjons et DragonsIl y a maintenant quelques années, en bon passionné de jeux de rôles4 que je fût et suis toujours bien que désormais non pratiquant, je suis tombé sur le livre du jeu de rôle « Advanced Donjons & Dragons » (AD&D)5. N’étant pas très fan de ce jeu de rôle là, je n’y connaissais pas grand-chose, et j’ai été particulièrement surpris par le système « d’alignement » qui y est développé. Dans les jeux de rôles, l’alignement représente en quelque sorte l’idéologie du personnage incarné par le joueur. Chaque système est différent, et je n’avais jamais été satisfait par les systèmes proposés dans les autres jeux, en général absurdes ou simplistes, et souvent reflétant de manière voilée la vision de l’axe « Gauche-Droite » que se faisaient les auteurs6. Celui là, au contraire, m’est apparu comme extrêmement clair, fin et complet. Voyons comment il fonctionne. Dans AD&D, chaque personnage est classé selon deux critères. Il est tout d’abord loyal (attaché à l’autorité), chaotique (attaché à la liberté individuelle), ou neutre (attaché à l’équilibre entre la liberté et l’autorité, ou s’en moquant). C’est ce qu’on appelle l’Ethique du personnage. Il est ensuite bon (cherchant à faire le bien d’autrui), mauvais (cherchant à faire du mal aux autres), ou neutre (se moquant de ce qui arrive aux autres). C’est ce qu’on appelle la Morale du personnage. A partir de là, on construit les alignements possibles en combinant les deux critères, ce qui donne 9 alignements :
En voyant ce système, j’ai tout de suite tenté de faire rentrer les idéologies existantes du monde réel dans ces définitions, et j’ai trouvé que ça correspondait plutôt bien ! Ceci dit, avant de commencer à faire le rapprochement, j’élimine préalablement un concept : le « mal ». En effet, je ne crois pas qu’une seule personne dans le monde réel ait effectivement pour but de « faire le mal ». Je connais des gens qui souhaitent le bonheur des autres, j’en connais qui se foutent totalement des autres, mais je n’en ai jamais rencontré qui revendiquait de faire du mal aux gens en général (à part à des personnes précises auxquels elles en veulent, mais ça n’en fait pas une règle de vie). Sur ce point, je sais que certains ne seront pas d’accord, puisque j’ai déjà rencontré des gens m’affirmant qu’il existe des gens foncièrement mauvais. Alors laissons de côté cet argument et contentons-nous de constater qu’aucune idéologie (puisqu’il s’agit de classer des idées) ne revendique le « mal » ou le malheur des humains comme modèle de société7. Supprimons donc la dernière ligne du tableau pour obtenir 6 combinaisons. Le loyal-bon correspond assez bien à l’idéologie communiste, ou socialiste réformiste8, qui ont pour but d’assurer le bien-être de toute la population (ou de l’améliorer) en utilisant comme moyen principal un Etat fort et des lois contraignantes imposant la solidarité. Dans certains cas, comme pour les dérives de nombreux régimes communistes, cela peut aller jusqu’à un mépris total pour la démocratie et les libertés individuelles pourvu que le partage des richesses, la santé et l’éducation du peuple soient assurés (Encore actuellement par exemple, de nombreux militants communistes ou socialistes minimisent ou justifient les problèmes démocratiques à Cuba en parlant du progrès de l’alphabétisation ou de la santé gratuite). Le neutre-bon correspond plutôt bien à la social-démocratie, certaines formes d'écologisme ou même une partie de la démocratie chrétienne, qui chacun revendiquent de défendre la solidarité avec des moyens variés, et un équilibre entre l’autorité de l’Etat et la préservation des libertés individuelles. Ils sont aussi décentralisateurs, ce qui revient à assumer une part d’autorité pourvu qu’elle soit de faible ampleur, proche des gens et fragmentée. Le chaotique-bon s’identifie clairement à l’anarchisme (sous toutes ses nombreuses formes), qui revendique d’améliorer le sort de la population par le biais de la défense de leurs libertés individuelles, et la lutte contre toute forme d’autorité ou de hiérarchie, allant parfois jusqu’au terrorisme « pour la bonne cause ». On pourrait aussi y mettre certaines formes de socialisme réformiste, comme la tendance appelée en France « deuxième gauche », qui a longtemps prôné l’autogestion dans les entreprises ainsi que certaines formes d’écologisme inspirées par les courants anarchistes défendant le droit à la paresse9 et aux loisirs. Le loyal-neutre ressemble beaucoup au fascisme bien sur, mais aussi au royalisme, au conservatisme ou au gaullisme (ou bonapartisme) qui tous donnent une grande importance à l’autorité, la loi, la hiérarchie et surtout la tradition, c'est-à-dire un ensemble de règles qui n’ont d’autres justification que leur existence de longue durée, sans chercher à savoir si ces règles font le bonheur ou le malheur de la population. Pour le fascisme, il s’agit même de retourner aux lois de la Nature, comme la sélection du plus fort, la domination masculine, la violence, etc. Là encore, il n’est nulle part dit que cela fera le bien de la population, les lois de la Nature sont considérées comme intrinsèquement justes, et le frein à ces lois apporté par la civilisation humaine est considéré comme un sacrilège sur lequel il convient de revenir. Le neutre correspond sans surprise à ceux qu’on appelle désormais généralement les « centristes » (si l’on n’inclus pas dans ce terme les libéraux comme cela se fait dans les autres pays européens), à savoir la démocratie chrétienne et surtout le radicalisme, qui revendique une stricte égalité en droit mais pas en moyens, un équilibre entre les libertés individuelles et l’ordre public (comme l’illustre parfaitement la laïcité, un axe central de la pensée des radicaux), et un refus de tout extrémisme10. D’autre part, on peut aussi y classer ceux qui n’ont pas d’idées politiques (ou pensent ne pas en avoir). Le chaotique-neutre, enfin, est de façon flagrante le portrait craché des libéraux, qui en fait de liberté réclament surtout celle de faire ce qu’ils veulent sans avoir à se préoccuper des conséquences pour les autres, et sans subir de frein à leurs ambitions comme la solidarité imposée par l’Etat (d’où le rejet des impôts et du code du travail, voir de l’Etat lui-même pour les plus virulents appelés aux USA libertariens). Nous avons donc réussi à trouver une correspondance pour chacune des idéologies citées précédemment. Mais à quoi ce système peut-il bien servir ? Les relations entre idéologies clarifiéesEn fait, ce classement à double critère correspond finalement assez bien à nos deux premières variables :
Le système d’alignement d’AD&D permet de combiner ces deux critères fondamentaux pour définir toutes les combinaisons possibles. Si nous reprenons la présentation sur une ligne, il suffit alors de faire un graphique sur deux axes pour prendre en compte ces deux variables : Mine de rien, ce graphique explique beaucoup de choses. En effet les différentes idéologies font des alliances, se mélangent, se confrontent, certaines personnes passent facilement de l’une à l’autre, et si certains rapprochements (l’union de la Gauche, les alliances entre le Centre et la Droite, voire la collaboration des partis de Droite avec l’Extrême-Droite pendant la guerre, etc.) nous semblent assez logiques en se basant sur l’axe « Gauche-Droite » habituel, à contrario de nombreux exemples semblent très étranges quand on ne prend en compte qu’une variable. Le rouge-brun (à savoir l’ex socialiste ou communiste devenant fasciste, ou alors mélangeant les deux idéologies) est très surprenant pour la plupart des gens, car quasiment inexplicable du strict point de vue de l’axe gauche-droite, puisque ces deux idéologies sont sensées être à l’extrême opposé l’une de l’autre. Le plus grave est que le phénomène est minimisé, en ne voyant les rouges-bruns que comme des fous n’ayant rien compris à la politique. Or le phénomène est pourtant assez régulier au cours de l’histoire11. Certains ont inventé l’hypothèse de « l’hémicycle refermé », affirmant que la ligne Gauche-Droite doit être vue comme un cercle et que l’Extrême-Gauche et l’Extrême-Droite se rejoignent, mais si c’était le cas, alors les anarchistes, généralement considérés comme encore plus à l’Extrême-Gauche que les communistes, devraient plus fréquemment que les communistes devenir fascistes, or c’est exactement le contraire, puisqu’il est bien difficile de trouver des exemples d’anarchistes passés au fascisme dans l’histoire… Avec ce graphique à deux variables au contraire, tout s’explique : si sur le plan de la solidarité les communistes sont très proches des anarchistes et des socialistes réformistes, et très éloignés des fascistes, sur le plan du rapport à l’autorité, ils sont au contraire très éloignés des anarchistes et très proches des fascistes. En d’autres termes, entre un loyal-bon et un loyal-neutre, il y a « loyal » comme point commun. Dès lors, il suffit qu’un communiste se désintéresse de la solidarité pour se trouver des points communs avec un fasciste, ce qui arrivera plus difficilement à un anarchiste, puisqu’il est autant opposé au fasciste sur le plan de la solidarité que sur le plan de l’autorité. De la même façon, les anarchistes, qui sont donc proches des communistes et des socialistes pour la solidarité, sont en fait plutôt proches des libéraux sur plan de la liberté individuelle. En d’autres termes entre un chaotique-bon et un chaotique-neutre, il y a « chaotique » comme point commun. Dès lors, la conversion massive des anciens anars de mai 68 ou plus récemment des écologistes au libéralisme effréné dans le sillage de Rocard, Cohn-Bendit ou de nombreux leaders économiques actuels, cesse d’être un mystère. Dans l’autre sens, pour ceux qui s’étonneraient de la facilité avec laquelle les libéraux ont pu au cours de l’histoire s’accommoder du fascisme (pendant la 2ème guerre mondiale, dans les pays d’Amérique latine dans les années 70, en Chine actuellement, etc.) alors que le libéralisme prône la liberté individuelle et le fascisme la réprime, il suffit de constater que tous deux se fichent éperdument de la solidarité, ce qui leur fait un solide point commun. Là encore, entre un loyal-neutre et un chaotique-neutre, il y a « neutre ». En fait il suffit sur ce graphique de mesurer la distance entre deux idéologies pour estimer la difficulté ou la facilité de connexion, d’alliance, de conversion, entre ces systèmes de pensée. On pourra aussi noter au passage que les extrémités de chaque coin du graphique sont occupées par des idéologies dites « extrémistes » (communisme, anarchisme, fascisme), sauf le coin bas-droite (chaotique neutre), qui est occupé par le libéralisme, une idéologie qu’on n’appelle pourtant pas « extrémiste », et que l’on ose même appeler « centriste » dans une bonne partie de l’Europe, un comble… Pour ce qui est de l’axe Gauche-Droite, on peut tracer une ligne de démarcation plus ou moins floue entre les idéologies dont les idées ont été appliquées et celles qui restent des projets d’invention d’une nouvelle société, cette ligne évoluant en permanence et étant différente selon le pays et l’époque et étant donc d’autant plus sujette à débat. Voici ma vision (tout à fait subjective) de l’Etat actuel de cette ligne de démarcation en Europe : Un nouveau modèleEn fait, j’ai découvert récemment que quelques modèles à plusieurs dimensions ont déjà été proposés, dont l’un d’entre eux est assez proche de celui que je viens de décrire : Le « political compass » ou quadrant politique, dont une version interactive pour pouvoir se placer politiquement est disponible en ligne depuis 2001. Ce système connait une certaine popularité dans les milieux alternatifs d’Internet. Il est déjà beaucoup plus clair que l’axe Gauche-Droite habituel, mais les termes utilisés, les placements choisis pour certaines idéologies, et surtout la série arbitraire de questions qu’ils choisissent de poser pour se placer est assez contestable12. Cependant, je considère que les termes utilisés par AD&D sont d’une clarté incomparable, ce qui s’explique par le faiit qu'ils ont été construits sans aucun tabou et dans un simple souci d’efficacité, puisqu’ils n’avaient pas été imaginés pour s’appliquer aux idéologies du monde réel. Je suis sur que beaucoup plus de gens comprendraient le jeu politique si ce modèle était popularisé. Malheureusement ça ne se fera surement jamais, pour plusieurs raisons :
Ajouter des variables ?Il est vrai qu’au moins un critère important est toujours absent de ce diagramme. Comme je le décrivais au début de ce texte, le débat sur le productivisme devient un axe de plus en plus important du débat politique, et là encore le classement qu’il produit est très différent du classement loyal-chaotique et bon-neutre. Le problème est que s’il est déjà compliqué de faire penser les gens en deux dimensions au lieu d’une, comment imaginer réussir à les faire penser sur 3 dimensions ? (et ne parlons pas de l’idée de 4 ou 5 dimensions, ce qui rendrait toute représentation impossible) Allez, tentons tout de même le coup de voir ce que ça donnerait :
Etonnant non ? Sinon il reste toujours possible de faire des diagrammes spécifiques avec deux variables choisies pour la circonstance. Par exemple un diagramme « chaotique-loyal » et « productivisme-antiproductivisme » si l’on veut comprendre les rapprochements des écologistes avec les anarchistes ou plus récemment au contraire avec les démocrates chrétiens du MoDem, ou encore l’opposition radicale entre écologisme et communisme… Tout cela reste à développer, mais j’aimerais tellement qu’un jour un débat télévisé soit annoncé comme ça : « Bonjour, aujourd’hui pour débattre de l’actualité, nous recevons un loyal-neutre-productiviste, un chaotique-neutre-productiviste et un loyal-bon-antiproductiviste » ça aurait de la gueule non ? notes
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| Mise à jour le Lundi, 07 Mars 2011 15:20 |











